La boîte à outils — 67€

Créer un tableau de suivi des congés sur Excel

Dès le premier salarié, il faut savoir répondre à une question simple : « Combien de jours de congés me reste-t-il ? ». Voici comment construire, sur Excel, un tableau de suivi des congés et absences fiable, sans logiciel RH.

Pourquoi tenir un suivi des congés, même à deux salariés

Le suivi des congés paraît accessoire jusqu'au premier désaccord : un salarié convaincu qu'il lui reste cinq jours, un bulletin de paie qui en affiche deux, et aucune trace pour trancher. L'employeur a l'obligation de permettre la prise des congés et d'en assurer le suivi ; en pratique, c'est aussi une question d'organisation : savoir qui est absent quand, éviter que toute l'équipe parte la même semaine, et anticiper les périodes creuses.

Un tableau Excel bien construit répond aux trois besoins à la fois : le solde individuel de chaque salarié, la vue planning des absences de l'équipe, et l'historique qui fait foi en cas de doute. Pour une TPE de moins de dix personnes, c'est largement suffisant — à condition d'être rigoureux sur les règles de calcul.

Jours ouvrables, jours ouvrés : choisir sa base et s'y tenir

C'est la première source d'erreur. En France, le droit du travail raisonne par défaut en jours ouvrables : du lundi au samedi, soit six jours par semaine, et 2,5 jours acquis par mois de travail effectif (30 jours par an, l'équivalent de cinq semaines). Beaucoup d'entreprises préfèrent compter en jours ouvrés — du lundi au vendredi — soit 25 jours par an, ce qui correspond mieux au rythme réel de travail.

Les deux systèmes sont équivalents en durée de repos, mais ils ne se mélangent pas : un solde acquis en jours ouvrables ne se décompte pas en jours ouvrés. Dans votre tableau, choisissez une base, indiquez-la clairement en en-tête, et appliquez-la à l'acquisition comme au décompte. En cas de doute sur votre convention collective, alignez-vous sur ce qu'affiche le bulletin de paie : c'est lui que le salarié compare à votre tableau.

Structurer le fichier : une ligne par salarié, une vue par période

La structure la plus robuste combine deux feuilles :

Ajoutez une feuille Paramètres pour la période de référence, la base de calcul (ouvrables ou ouvrés) et la liste des types d'absence : les listes déroulantes de saisie s'appuient dessus, ce qui évite les fautes de frappe qui cassent les totaux.

La période de référence

Classiquement, les congés s'acquièrent du 1er juin au 31 mai. Certaines entreprises fonctionnent en année civile si un accord le prévoit. Quel que soit votre cas, faites apparaître la période en clair dans le tableau et remettez les compteurs à zéro à chaque nouvelle période, en reportant l'éventuel reliquat sur une colonne dédiée plutôt qu'en le fondant dans le nouveau solde.

Suivre aussi les autres absences

Un tableau limité aux congés payés se périme vite : maladie, RTT, congés exceptionnels (mariage, naissance, déménagement), formation, télétravail… Toutes ces absences ont un impact sur le planning, même quand elles n'entament pas le solde de congés.

La bonne pratique est de tout saisir dans la même feuille Planning avec des codes distincts, mais de ne faire décompter du solde que les codes qui le doivent. Une formule NB.SI par salarié et par code suffit : vous comptez les « CP » pour le solde de congés, les « RTT » pour le compteur RTT, et les autres codes restent purement informatifs.

Ce suivi unifié a un bénéfice inattendu : en fin d'année, vous voyez en un coup d'œil les absences répétées, les congés non pris — qu'il faut inciter à poser avant la fin de la période — et la charge réelle de chaque mois, précieuse pour planifier l'activité.

Les erreurs qui faussent les soldes

Trois pièges reviennent systématiquement :

Enfin, verrouillez les colonnes de formules (protection de feuille) pour que seules les cellules de saisie soient modifiables : la plupart des tableaux de congés meurent d'une formule écrasée par mégarde.

Outils gratuits liés : calculateur de seuil de rentabilité · calculateur de marge · générateur de diagramme de Gantt.
À lire ensuite : Créer un tableau de suivi de projet sur Excel · Construire un tableau de bord de gestion sur Excel.

Recevez un modèle Excel gratuit

Entrez votre email : on vous envoie notre modèle Excel de seuil de rentabilité, prêt à l'emploi, et nos prochains outils.

Voir la boîte à outils (67€)

Questions fréquentes

Combien de jours de congés un salarié acquiert-il par mois ?

En France, un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (cinq semaines) pour une année complète. En jours ouvrés, cela correspond à 25 jours. Votre convention collective peut prévoir plus favorable.

Quelle différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?

Les jours ouvrables couvrent du lundi au samedi (six jours par semaine), les jours ouvrés du lundi au vendredi (cinq jours). Un solde de 30 jours ouvrables équivaut à 25 jours ouvrés. L'essentiel est d'utiliser la même base pour l'acquisition et le décompte, et de l'indiquer clairement dans le tableau.

Excel est-il suffisant pour gérer les congés d'une petite équipe ?

Oui. Jusqu'à une dizaine de salariés, un tableau bien structuré — soldes calculés par formule, planning codé par type d'absence, règles affichées — couvre le besoin. Un logiciel RH devient intéressant quand les demandes et validations doivent circuler entre plusieurs managers.

Comment gérer les congés non pris en fin de période ?

Isolez le reliquat dans une colonne dédiée plutôt que de le fondre dans le nouveau solde. Le principe reste que les congés doivent être pris pendant la période prévue ; un reliquat se reporte seulement dans les cas prévus (accord, maladie, etc.). Un tableau à jour permet surtout d'alerter avant la fin de période, quand il est encore temps de poser les jours.

Faut-il suivre la maladie et le télétravail dans le même tableau ?

Oui, dans la même vue planning mais avec des codes distincts, sans impact sur le solde de congés. Vous gardez ainsi une seule photographie des présences de l'équipe, tout en ne décomptant du solde que ce qui doit l'être.